COMPTE-RENDU
DE L'ACTION MENEE PAR ADNA 92
AU SEIN DES INSTANCES DE CONCERTATION POUR L'AEROPORT DU BOURGET
POINT AU 1ER FEVRIER
2006
Rappel des premiers travaux :
La
réunion plénière de la Commission de Concertation
Informelle pour l'aéroport du Bourget qui s'est tenue le 4
juin 2003 avait décidé de créer 3 groupes de
travail, en préalable à la rédaction d'une charte
de l'environnement. Ces groupes concernaient :
- groupe 1 : la mesure du bruit,
- groupe 2 : la structure et l'évolution du trafic,
- groupe 3 : l'évolution de l'activité de l'aérodrome.
ADNA
92 a choisi les groupes 1 et 3 et a été retenue. Les
travaux ont débuté le 24 Octobre 2003 et se sont échelonnés
jusqu'au 4 Juin 2004. Le groupe 1 s'est réuni 4 fois et le
groupe 3 a tenu 6 réunions.
Dans
ces rencontres, notre Association se trouvait face aux représentants
de 3 interlocuteurs (voir rubrique acteurs), ADP, la DGAC et EBAA,
organisme regroupant les compagnies utilisatrices de l'aviation d'affaires.
Les débats ont tourné autour de l'augmentation du trafic,
que ces acteurs voudraient passer de 55 000 mouvements en 2003 à
plus de 80 000 dans les 10 années à venir.
Lancement des réunions destinées à rédiger
une charte :
Le
22 Juin 2004, lors de la réunion plénière de
la Commission de Concertation Informelle, il a été décidé
de créer un Comité de Rédaction de la Charte
de l'Environnement de l'aéroport du Bourget. ADNA 92 a été
retenue pour en faire partie. 11 réunions se sont déjà
tenues du 21 Septembre 2004 au 30 Janvier 2006.
ADNA
92 a abordé ces réunions avec un esprit offensif, en
étroite coopération avec les autres associations, plus
particulièrement "Environnement 92" et "Environnement
93". Les principales demandes de nos 3 associations concernent
:
1. L'interdiction des mouvements de nuit,
2. La limitation du tonnage et des créneaux horaires réservés
aux gros porteurs,
3. Le plafonnement du trafic au niveau actuel, soit 55 000 mouvements
par an,
4. La mise en œuvre de procédures de moindre bruit. Cette
expression regroupe le relèvement des altitudes de survol et
les procédures de descente lisse ou continue, les moteurs étant
au ralenti.
Lors
d'une nouvelle réunion plénière de la Commission
de Concertation Informelle, le 6 Juillet 2005, le préfet de
Seine Saint-Denis a exhorté toutes les parties prenantes à
faire un effort pour progresser. La DGAC a annoncé que des
études seraient lancées sur les procédures de
moindre bruit. Le 23 Janvier 2006, ADP a décidé de commander
une étude sur les conséquences économiques de
la demande n° 3, mais a refusé d'étudier les autres
demandes, notamment la première sur la restriction des mouvements
nocturnes.
En conclusion :
La
négociation restera longue et rude entre les représentants
des populations survolées et ceux de l'industrie. Ces derniers
disposent de moyens puissants et reflètent des enjeux économiques
énormes. Pour notre Association, l'intérêt à
long terme de la Région Ile de France consiste à trouver
un équilibre entre l'activité engendrée par le
trafic aérien et la qualité de la vie pour les populations
survolées. La réduction des nuisances en fait partie.